Les études ne permettent pas de donner une durée de vie valable pour tous les patients. Les chiffres ci-dessous fournissent des repères, avec des résultats variables selon les situations étudiées et les praticiens.
Une revue systématique (Dental Materials, 2015 ; 17 études, 1 821 restaurations suivies de 3 à 17 ans) relève des taux d’échec annuels de 0 à 4,1 % et des taux de survie de 53,4 à 100 % selon les études. Pour les restaurations à motif esthétique, comme ici, les échecs liés à la couleur, à la forme et à la coloration de surface sont plus fréquents.
Une seconde revue (International Journal of Esthetic Dentistry, 2019 ; 24 études, trop hétérogènes pour une méta-analyse) rapporte des taux d’échec annuels de 0 à 33,5 % selon le composite et le contexte.
Enfin, une étude sur 72 196 restaurations antérieures chez 29 855 patients (Journal of Dental Research, 2017) trouve un taux d’échec annuel moyen de 4,6 % à cinq ans, avec un écart de 2 à 11 % entre praticiens.
Ces travaux concernent surtout des restaurations sur des dents cariées ou fracturées. Pour la technique injectée elle-même, les publications sont principalement des articles techniques et des rapports de cas. Elles ne permettent pas de lui attribuer une longévité propre ni de prévoir la durée d’une restauration chez un patient donné.