Smile design : visualiser votre projet de sourire.

Le smile design permet de préparer un projet esthétique à partir de votre visage, de vos dents et de vos attentes.

Il aide à visualiser les changements envisagés et, lorsque la situation le permet, à les essayer en bouche avant de décider.

Il s’agit d’une étape de planification et d’échange, qui précède le traitement. Les outils numériques rendent la proposition plus concrète, mais les choix reposent sur l’examen clinique et sur la discussion avec vous.

Dr Jérémy Haccoun, chirurgien-dentiste Mis à jour le

Les repères essentiels

Voir comment se prépare un mock-up

Ce que vous souhaitez changer

Préciser ce que vous souhaitez changer et conserver

Des dents devenues plus courtes, une incisive qui paraît trop large ou un sourire que vous trouvez trop discret peuvent vous amener à consulter. Vous pouvez aussi souhaiter un changement tout en craignant de ne plus reconnaître votre sourire.

Le projet commence par cet échange : ce qui vous gêne, ce que vous aimeriez modifier et ce que vous souhaitez conserver. Les images aident ensuite à vous représenter les changements proposés, car une même longueur de dent ne se perçoit pas de la même façon sur un schéma, sur une photographie et dans un visage en mouvement.

Observer, puis concevoir

Examiner les dents et observer le sourire

Le bilan commence par l’examen des dents, des gencives et des restaurations déjà présentes. Il évalue aussi la manière dont les dents se rencontrent pendant la mastication, le serrement et les mouvements de la mâchoire.

Des photographies du visage et du sourire, parfois complétées par de courtes vidéos, permettent d’observer les dents visibles au repos, pendant le sourire et lorsque vous parlez. Les mouvements des lèvres font partie de cette analyse : un sourire spontané peut être différent d’un sourire posé.

Une empreinte numérique complète ces observations. Réalisée avec une petite caméra passée le long des dents, sans pâte à empreinte, elle fournit un modèle des arcades en trois dimensions. Le déroulement de ce bilan est présenté sur la page de la première consultation.

Simulation, wax-up et mock-up : à quoi servent-ils ?

Plusieurs supports permettent d’étudier le projet. Chacun apporte des informations différentes.

La simulation sur photographie montre les formes envisagées dans votre sourire. Préparée avec un logiciel de planification comme Smilecloud, elle aide à apprécier les proportions, la longueur des dents par rapport aux lèvres et l’équilibre dans le visage. Elle reste une image prise sous un angle et un éclairage donnés.

Le wax-up dentaire représente les formes proposées en trois dimensions. Il est conçu sur ordinateur à partir de l’empreinte numérique, puis imprimé en 3D pour préparer la suite du projet.

Le mock-up reproduit ces formes en résine provisoire directement sur les dents, le temps d’un essai. Il est réalisé lorsque la situation le permet et que cet essai est indiqué.

Tous ces supports ne sont pas systématiquement nécessaires et leur ordre peut varier. Lorsqu’une projection générée par intelligence artificielle est présentée, son origine est précisée : elle aide à imaginer une orientation esthétique, sans représenter un résultat de traitement.

Un projet illustré en quatre vues

Ces quatre images présentent la situation initiale, la simulation sur photographie et le wax-up numérique d’un même patient, puis la clé du mock-up, qui transfère le projet sur les dents. Elles servent à expliquer et à discuter le projet ; aucune ne montre un résultat après traitement.

  1. Empreinte numérique de l’arcade du haut avant tout projet : les dents de devant, des espaces entre certaines d’entre elles, la gencive.

    Situation initiale

    L’empreinte numérique de l’arcade du haut, telle qu’elle est : la longueur et la forme des dents, les espaces entre certaines d’entre elles, le contour de la gencive.

  2. Bas du visage d’un patient souriant, sur une photographie partagée en deux : à gauche ses dents actuelles, plus jaunes et irrégulières, à droite la simulation, aux dents plus claires et plus régulières.

    Simulation sur photographie

    À gauche, le sourire tel qu’il est ; à droite, la proposition dessinée sur la même photographie. La simulation aide à juger les proportions dans le sourire, sans rien dire encore du volume ni du matériau.

  3. Wax-up numérique : les formes proposées, en blanc translucide, posées sur l’empreinte des dents du haut, plus longues et plus larges que les dents d’origine, visibles par transparence.

    Wax-up numérique

    Les formes dessinées sur la photographie sont reconstruites en volume, en blanc, sur l’empreinte. Leur transparence laisse voir les dents d’origine : on mesure ce que le projet ajoute à chacune. C’est ce volume qui sert ensuite à l’essai en bouche, lorsqu’il est indiqué.

Une main gantée tient une clé en silicone, empreinte du wax-up, pendant qu’une seringue y dépose la résine provisoire dans les empreintes des dents de devant.

Le transfert du projet

La clé du mock-up

La clé du mock-up : une empreinte en silicone prise sur le wax-up, dans laquelle la résine provisoire est déposée. Posée sur les dents, elle y transfère le projet le temps de l’essai, sans les préparer.

Essayer et ajuster

Essayer le projet en bouche

Le mock-up est posé sur les dents sans les préparer. Il permet d’observer la longueur des dents au repos, les volumes de profil et les proportions lorsque vous souriez ou parlez.

Vous pouvez alors préciser vos préférences : une dent un peu moins longue, un bord moins régulier ou un changement plus discret. Le projet peut être retouché et, parfois, essayé de nouveau. L’espace disponible, la position des dents et les gencives peuvent toutefois limiter certaines modifications ; ces limites sont expliquées pendant l’essai.

Le mock-up ne reproduit pas exactement la teinte, la translucidité, l’état de surface ni la sensation du matériau définitif. Il ne permet pas non plus de prévoir le comportement des dents à long terme. L’examen de leur fonctionnement reste donc nécessaire. L’article consacré au mock-up détaille sa fabrication et ses limites.

Du projet au traitement

Avant des facettes céramiques

Avant la réalisation de facettes céramiques, le projet permet de discuter la longueur, la largeur et la forme des dents. Il aide aussi à déterminer le nombre de dents à traiter, selon celles qui sont visibles dans le sourire.

La préparation est ensuite définie à partir du volume final recherché. Elle peut être très limitée, mais le projet ne permet pas de garantir qu’aucune préparation ne sera nécessaire. Le cas clinique présenté illustre ces étapes, de l’essai en bouche à la pose de deux facettes, avec une préparation guidée par le mock-up.

Avant un composite injecté

Pour un composite injecté, le wax-up imprimé en 3D sert à fabriquer une clé en silicone transparent. Placée sur les dents, cette clé guide le composite pendant l’injection et son durcissement à la lumière, afin de reproduire la forme prévue.

Le mock-up sert à essayer le projet, puis il est retiré. La clé d’injection sert à réaliser le traitement : le composite qu’elle met en forme est collé aux dents et reste en bouche. Cette approche n’est pas entièrement réversible pour autant. Les bords et les contacts entre les dents sont ajustés en fin de traitement, et une ancienne restauration doit parfois être retirée au préalable.

Préparer la reconstruction de dents usées

Lorsque l’usure dentaire a raccourci les dents, le projet permet d’étudier les volumes à reconstruire : la longueur des incisives, la hauteur des dents du fond et les futurs contacts entre les arcades.

La planification esthétique doit s’appuyer sur le diagnostic de l’usure. Il faut en rechercher les causes, suivre son évolution et évaluer les contraintes que subiront les restaurations. Selon la situation, la prise en charge peut reposer sur une surveillance, des mesures ciblant les causes ou une reconstruction. Les facettes et le composite injecté ne conviennent pas à toutes les formes d’usure.

Ce que le projet permet de décider

La préparation du projet ne vous engage pas à réaliser un traitement. Tant qu’aucun tissu dentaire n’a été retiré et qu’aucune restauration n’a été collée, le projet peut être modifié, limité à certaines dents, reporté ou abandonné. Il peut également conduire à privilégier un éclaircissement, un alignement des dents ou une surveillance.

La simulation ne garantit pas un résultat identique. Le matériau, la dent qui le reçoit, les gencives et l’évolution dans le temps peuvent créer des différences. Les risques du traitement et les limites de sa durée sont également abordés lors de la discussion du projet.

Questions fréquentes sur le smile design

Quelle différence entre un wax-up et un mock-up ?

Le wax-up est le modèle des formes proposées, conçu sur ordinateur puis imprimé en 3D ; il reste hors de la bouche. Le mock-up en est une copie en résine provisoire, posée sur les dents pour un essai, puis retirée. Il en reprend les formes, pas tout à fait l’épaisseur : moulé dans une clé, il est souvent un peu plus épais que le projet dont il vient.

La simulation montre-t-elle exactement le résultat final ?

Non. L’apparence de la simulation dépend de l’éclairage, de l’angle de la photographie et de l’écran utilisé. Elle ne reproduit pas toutes les propriétés du matériau ni le comportement des gencives. Le wax-up et, lorsque c’est possible, l’essai en bouche permettent de préciser le projet, sans garantir un résultat identique à l’image.

Le projet décide-t-il du matériau ?

Non. Une même proposition de formes peut se réaliser de plusieurs façons, en céramique ou en composite par exemple, et une partie de la demande relève parfois d’un éclaircissement ou d’un alignement. Le projet aide à comparer ces options ; le choix se fait ensuite, selon l’examen, l’étendue de la correction et l’entretien que chacune demande.

Faut-il un smile design pour corriger une seule dent ?

Pas forcément sous sa forme complète. Pour une seule dent, la référence est souvent sa voisine : il s’agit d’accorder une forme, une longueur, un bord, plutôt que de redessiner le sourire, et le projet peut rester simple. Plus la correction s’étend, plus il devient utile de la voir dans le visage avant de décider.

Références

  1. Mahn E, Sampaio CS, Pereira da Silva B, Stanley K, Valdés AM, Gutierrez J, Coachman C. Comparing the use of static versus dynamic images to evaluate a smile. J Prosthet Dent. 2020;123(5):739-746. doi:10.1016/j.prosdent.2019.02.023
  2. Garcia PP, da Costa RG, Calgaro M, Ritter AV, Correr GM, da Cunha LF, Gonzaga CC. Digital smile design and mock-up technique for esthetic treatment planning with porcelain laminate veneers. J Conserv Dent. 2018;21(4):455-458. doi:10.4103/JCD.JCD_172_18
  3. Magne P, Magne M. Use of additive waxup and direct intraoral mock-up for enamel preservation with porcelain laminate veneers. Eur J Esthet Dent. 2006;1(1):10-19.
  4. Joda T, Balmer M, Jung RE, Ioannidis A. Clinical use of digital applications for diagnostic and treatment planning in prosthodontics: a scoping review. Clin Oral Implants Res. 2024;35(8):782-792. doi:10.1111/clr.14230
  5. Loomans B, Opdam N, Attin T, et al. Severe tooth wear: European consensus statement on management guidelines. J Adhes Dent. 2017;19(2):111-119. doi:10.3290/j.jad.a38102

Chaque situation
demande son diagnostic.

Les informations de cette page sont générales. Seul un examen clinique permet d’indiquer un traitement et d’en préciser les bénéfices, limites et alternatives.

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