Ce que vous pouvez voir vous-même.
Le plus utile n’est pas de nommer ce que vous voyez, mais de le dater. Une photographie de face, sourire ouvert, prise à la lumière du jour, vaut mieux qu’une description ; si vous retrouvez un ancien cliché, gardez les deux.
Notez aussi quand une gêne se manifeste, au froid ou en mastiquant, et depuis quand. Ces repères vous éviteront d’avoir à reconstituer de mémoire, le jour venu, ce que vous aviez remarqué.
Est-ce que cela presse ?
L’usure dentaire évolue souvent progressivement. La rapidité avec laquelle il faut consulter dépend surtout des signes associés et de la vitesse à laquelle le changement est apparu.
Certains signes justifient toutefois de ne pas attendre : une douleur importante ou persistante, une dent ou un bord qui se fracture, ou une modification apparue rapidement. Dans ces situations, mieux vaut demander un avis sans repousser le rendez-vous.
Ce qu’il vaut mieux éviter en attendant.
Les gestes qui aggravent sont presque toujours ceux que l’on ajoute en croyant bien faire.
Brosser plus fort, ou passer à une brosse plus dure, ne nettoie pas mieux une surface usée. Ce n’est pas non plus le moment de commencer seul un éclaircissement ou un produit vendu comme « polissant ».
Ce sont des précautions, pas un traitement : votre hygiène habituelle n’a pas à changer d’ici là.
Ce que le premier rendez-vous permet d’établir.
Attendez-vous à parler autant qu’à ouvrir la bouche : ce que vous mangez, comment vous dormez et ce que vous prenez comme traitements orientent l’examen autant que ce qui se voit.
Ce rendez-vous établit un point de départ, il ne décide pas d’un traitement. Repartir sans traitement prévu n’est pas repartir sans réponse : c’est souvent la conclusion d’un examen qui a fait son travail.
La suite dépend de ce qui aura été constaté. D’ici là, comprendre les mécanismes de l’usure dentaire aide à savoir de quoi il sera question.
